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Family Business Owners: une approche performante pour les entreprises familiales
Par Frédéric Bouchat - Head of Family Business Solutions Wallonia
Depuis longtemps déjà, Degroof Petercam mise résolument sur les entreprises familiales au travers de son activité 'Family Business Owners' (FBO). Cette approche FBO donne des résultats, et s'avère être une formule à succès apportant une forte valeur ajoutée aux entreprises familiales. C’est pourquoi les entrepreneurs-propriétaires font de plus en plus souvent appel à l'expertise de nos équipes. Olivier De Vos, Managing Partner Corporate Finance, fait le point de la situation. Il nous explique le mode de travail de l'équipe FBO.
Pour les entreprises familiales, c'est souvent comme si nous faisions partie de la famille. Notre ADN d'entrepreneurs et notre discrétion en sont les principales raisons.
Notre réseau destiné aux entreprises familiales s'étend bien au-delà de nos frontières
Comme nous l’explique Olivier De Vos : « Avec une équipe Corporate Finance de 27 'deal makers' en Belgique, nous sommes l'un des acteurs les plus actifs sur le marché belge. Les banquiers privés de notre groupe sont un autre maillon essentiel de cette approche FBO locale et soulignent, notamment au travers de nos agences régionales, la proximité avec nos clients. Par ailleurs, les entreprises familiales belges sont de plus en plus actives à l'international et la grande majorité de nos activités présentent un élément transfrontalier.
C'est pourquoi, ces dernières années, nous avons poursuivi le développement de nos propres équipes à Paris, Amsterdam et au Luxembourg. De plus, nous avons, il y a quelques années, rejoint le réseau international IMAP, une collaboration entre banques d'affaires partageant notre philosophie. Nous tenons à rester aussi proches que possible de nos clients, au propre comme au figuré, mais tout en leur proposant un service optimal au-delà des frontières. » Et il ajoute : « Notre vaste expertise dans les fusions et acquisitions, les valorisations, les restructurations de dette, les émissions d'obligations et les opérations de marchés des capitaux sont de plus en plus reconnues en Belgique comme à l'étranger. Pourtant, ce sont plutôt notre ADN d'entrepreneurs et notre discrétion qui font notre popularité auprès des entreprises familiales. »
La pandémie et les missions pour les entreprises familiales
« La crise du COVID-19 a beaucoup touché nos clients », confirme Olivier, « et elle a eu une forte incidence sur les missions que nous accomplissons pour eux. La plupart de nos clients ont dû s'adapter à l'évolution des conditions du marché. L'épidémie de COVID-19, avec toutes ses conséquences, a marqué un changement majeur et inattendu. Nul n'échappe donc à son impact.
Il subsiste évidemment des différences importantes selon le contexte et les besoins, et Degroof Petercam s'efforce à chaque fois de fournir un travail sur mesure. » Olivier clarifie sa position : « Bien sûr, certains acteurs de notre tissu économique ont encaissé des coups violents. Dans de nombreux cas, les flux de trésorerie ont diminué soudainement et de façon imprévue. En fonction des réserves que l'entreprise avait constituées ou non les années précédentes, cela peut engendrer une situation précaire. Nous accompagnons les entreprises dans ces situations.
En tant que partenaire à long terme, nous restons présents dans les situations difficiles. Nous conseillons nos clients dans les restructurations de dette, les augmentations de capital, les discussions avec les banques ou avec les autres actionnaires afin de négocier au mieux cette période difficile. Nos clients accordent une grande importance à notre indépendance absolue, qui leur apporte la confiance nécessaire. À l'autre extrême, la crise du COVID-19 a donné un grand coup de pouce à certains de nos clients. C'est le cas de certaines scale-ups et d'entreprises technologiques ou de biotechnologie proposant des produits et services fort recherchés en cette période exceptionnelle.
Ces entreprises, elles aussi, font appel à notre expertise pour tirer parti de cette croissance, voire pour l'accélérer. Dans leur cas, l'enjeu est plutôt de pérenniser la croissance à la fin de la pandémie, quand le marché se stabilisera.
De nombreuses autres entreprises familiales ont pour leur part fait une pause forcée, et le confinement a donné aux entrepreneurs-propriétaires le temps de réfléchir et matière à réflexion. Dans ces circonstances, de nombreux chefs d'entreprise ont souhaité partager leurs réflexions stratégiques avec nos experts pour en évaluer la faisabilité et le timing ». Dans l'ensemble, Olivier De Vos pense donc que les activités et les interactions avec les clients ont plutôt augmenté que ralenti pendant le confinement dû au COVID-19.
De nombreuses entreprises familiales continuent de faire appel à nous aujourd'hui, ce qui nous conforte dans notre ambition de faire encore mieux.
Les activités au service des entreprises familiales ont augmenté pendant la crise du coronavirus
En augmentation ? Bizarre, en cette période où l'activité des entreprises familiales ralentit et où les fusions et acquisitions font le plongeon dans le monde entier. Comment est-ce possible ? Olivier nous l'explique : « Cela confirme que nous jouons le rôle d'une véritable personne de confiance pour nos clients à long terme, et donc dans toutes les circonstances. Nous avons une réputation de confidentialité, d'intégrité, d'indépendance et de professionnalisme. Nous sommes proches de nos clients, nous sommes réactifs et financièrement robustes. Ces valeurs sont d'autant plus importantes dans les situations imprévisibles ou dans les moments clés.
La pandémie est l'une de ces situations imprévisibles, et dans ce cas, Degroof Petercam leur apporte un soutien précieux. Nos clients ne nous consultent pas uniquement pour obtenir des conseils ad hoc en corporate finance, mais aussi pour réfléchir avec nous et tracer les grandes lignes de leur avenir. Certains éléments de notre travail sont plus récurrents qu'on ne pourrait le penser. Les clients ne nous perçoivent pas comme des consultants ni des gestionnaires de projets, et nous ne venons pas non plus frapper à leur porte pour leur vendre des produits. Grâce à notre expertise, bon nombre de chefs d'entreprises voient plutôt en nous des compagnons de route. Ils savent que nos conseils sont dénués de préjugés, que notre perspective est tout à fait indépendante et que nos discussions sont strictement confidentielles. Cela les rassure et leur permet de s'exprimer en toute liberté. Et quand le moment clé se présente ensuite, nous leur fournissons un travail sur mesure.
Olivier De Vos sait à quel point c'est un privilège de pouvoir être aussi proche des entrepreneurs. Sa conclusion : « Dans les périodes difficiles, nous sommes résolus à aider nos partenaires fidèles (car c'est ainsi que nous considérons nos clients) à braver la tempête, et à élaborer avec eux une stratégie à long terme. De nombreuses entreprises familiales continuent de faire appel à nous aujourd'hui, ce qui nous conforte dans notre ambition de faire encore mieux».
Le travail d'un banquier d'affaires après le coronavirus
Qu'en est-il de l'après-corona ? Une ère nouvelle ? Quelles sont les conséquences de la pandémie sur votre domaine d'activité ? Autant de questions qu’Olivier De Vos éclaire de ses réflexions. Ainsi : « Même à l'ère de l'après-coronavirus, on peut s'attendre à une nouvelle 'normalité' en ce qui concerne les fusions et acquisitions internationales. Si une tendance à la démondialisation devait s'installer, les entreprises voudront probablement repenser leurs chaînes d'approvisionnement en se concentrant sur des acquisitions au niveau national. Dans ce cas de figure, des opérations pourront être amorcées plus rapidement. D'un côté, l'impact du COVID-19 a pesé sur les performances de certaines entreprises. Les concurrents affaiblis sont autant de perspectives de consolidation pour les acteurs les plus solides du marché. Ce contexte est une source d'opportunités pour les acheteurs potentiels.
Par ailleurs, en période de fermeture ou de ralentissement de l'activité, de nombreux chefs d'entreprises réexaminent leur entreprise et leur stratégie pour l'avenir. Cette analyse vient souvent s'ajouter à une profonde réflexion personnelle durant le confinement concernant la santé, la famille, l'équilibre entre vie privée et vie professionnelle, la succession, etc. Notre expérience révèle que, dans certains cas, cette réflexion les pousse à ouvrir l'actionnariat, voire à vendre entièrement l'entreprise. « Et qu'en est-il des fusions et acquisitions ? « L'activité dans ce domaine va certainement s'intensifier au deuxième semestre. Pour les entreprises à la relance difficile, notre offre de conseils en matière de dette et de restructuration du capital restera intéressante pour générer les liquidités nécessaires. Ceci dit, les entreprises familiales sont fort résilientes dans l'ensemble ».
Activités M&A et évolution des valorisations
Olivier De Vos évoque une relance possible des activités M&A au deuxième semestre, mais comment envisage-t-il l'évolution des valorisations ? Question importante pour le Managing Partner. Il nous l'explique : « Il est encore tôt pour se prononcer sur ce point. En effet, de nombreux facteurs influencent la valorisation. La hausse de ces dernières années, qui a engendré des valorisations élevées pour presque toutes les entreprises, devrait logiquement s'enrayer.
Vu les grandes différences que nous constatons actuellement entre les entreprises, nous nous attendons toutefois à un creusement des écarts de valorisation entre entreprises. Pour certaines entreprises, la crise du coronavirus a révélé les faiblesses de leur gestion et/ou la fragilité de leur secteur. On peut donc s'attendre à ce que leur valorisation en souffre. À l'inverse, d'autres entreprises ont pu démontrer leur expertise et leur savoir-faire, leur flexibilité et/ou leur créativité pour saisir les opportunités de ces circonstances nouvelles, et elles ont fait un bond en avant sur le plan financier. Dans leur cas, il serait particulièrement étrange de revoir les hypothèses de valorisation à la baisse. Même en cas d'impact négatif ponctuel du COVID-19 sur les chiffres, on peut y voir une circonstance exceptionnelle qui ne doit pas faire s'effondrer la valorisation.
Quelle que soit l'entreprise, le climat économique jouera lui aussi un rôle déterminant. Si l'on s'attend à ce que la consommation et les investissements restent au ralenti tant que l'incertitude persiste, cela peut avoir une influence sur la confiance. Du fait de la politique monétaire menée ces dernières années, le marché conserve cependant des liquidités considérables. Les fonds de capital-investissement, par exemple, sont toujours à la recherche d'opportunités pour faire fructifier cet argent et soutiennent donc les valorisations. Une question importante est de savoir comment les grandes banques vont réagir aux nouvelles demandes de financement des acheteurs potentiels dans les dossiers de reprise. En effet, leur attitude aura elle aussi un impact important sur les valorisations ».
Vendre votre entreprise pendant la crise du coronavirus
Vous souhaitez vendre votre entreprise ? Pendant la crise du coronavirus ? Le conseil d’Olivier : « Le Covid-19 a suscité la crainte et l'inquiétude chez beaucoup, ce qui a souvent un effet paralysant. Mais quand on envisage de vendre son entreprise, il est rarement trop tôt pour lancer les préparatifs. Ce trajet préparatoire est en effet une source de création de valeur très riche. L’intérêt n'est pas seulement financier : une préparation rigoureuse est aussi le fondement de la certitude de l'opération et de la rapidité du processus de reprise.
Entreprendre c'est prévoir, et pas seulement se figer en cas de pandémie. Avec de nombreuses familles d'entrepreneurs, nous profitons de cette période pour préparer l'entreprise à cette étape. L'ouverture de l'actionnariat dans les entreprises familiales est souvent le résultat de problèmes de succession, des souhaits personnels des actionnaires ou de réflexions stratégiques, et la crise du coronavirus n'y a rien changé. Il nous semble donc logique, dans ces cas, de nous atteler à l'analyse et à la préparation plutôt que de reporter l'ensemble des préparatifs. Le trajet préparatoire durerait alors plus longtemps, mais ce n'est pas le plus gros problème. Après tout, nous sommes là pour le long terme ».
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