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Daniel Buren: 8,7 cm. Ni plus, ni moins.
Par Hubert d'Ursel - Head of Art Advisory
Daniel Buren est sans conteste l’un des plus grands artistes contemporains, qui a réussi à faire de toute son œuvre une image de marque de 8,7 centimètres. BOZAR lui consacre une exposition, soutenue par Banque Degroof Petercam. Retour sur le parcours d'un artiste hors du commun.
Si Daniel Buren s’est toujours senti l’héritier de la pensée moderniste, c’est en 1965 qu’il décide de limiter sa peinture à des rayures verticales dont la largeur sera toujours de 8,7 centimètres. Il acte donc de réduire sa peinture à un fait purement objectif. Il veut créer une peinture libérée de toute référence, qui ne dise rien d’autre que ce qu’elle est ; une peinture qui soit visuelle sans se soucier ni de l’image, ni de l’histoire.
Objectives et peu bavardes, directement empruntées à un fonds décoratif, ces bandes alternées représentent le tableau le plus simple et le plus facile à décrypter. Au début, il ne les peint même pas, elles sont directement imprimées sur des toiles qu’il découvre et achète au marché Saint-Pierre à Paris en 1965. Proches de celles utilisées pour les stores couvrant les terrasses des cafés, ces toiles servent d’abord de support à une inscription picturale.
A partir de 1967, Buren utilise les bandes alternées non plus comme support, mais comme un "outil visuel", c'est-à-dire comme un motif capable de révéler le lieu dans lequel l’œuvre s’inscrit : « Les bandes verticales – je ne le répèterai jamais assez – ne se montrent jamais pour elles-mêmes, ne sont jamais autonomes, mais toujours par rapport à…, en rapport avec…, en conflit avec…, en harmonie avec…, perturbées par…, définies par…, construites sur…, fabriquées avec…, définissant ceci…, définissant cela…, etc. ».
L’erreur serait donc de regarder ces lignes pour elles-mêmes, comme une fin. Elles sont un moyen destiné à révéler un espace au regard.
Dès lors, les bandes alternées n’ont de signification que par le rapport qu’elles entretiennent avec le lieu où elles sont installées.
Paradoxalement impersonnelles mais faciles à identifier, elles permettent de faire dériver notre regard sur autre chose. Le travail de Buren est un travail in situ qui n’existe qu’en fonction de l’endroit, toujours chargé de sens, qui l’accueille. Le lieu d’exposition (qui peut être la rue, une place, un jardin, etc.) devient à son tour médium artistique et atelier que l’artiste met en scène selon l’orchestration de son motif rayé. En souhaitant détourner le regard des bandes qu’il a judicieusement installées dans une enceinte particulière, c’est bel et bien vers "autre chose", vers les espaces non regardés que Buren cherche à nous tourner.
Pour aller plus loin : Une fresque. Ou quand Buren investit BOZAR.
UNE BANQUE QUI AIME L’ART
Banque Degroof Petercam a toujours été proche des arts et des artistes, elle assure un rôle de mécène de premier plan ; avec discrétion, mais toujours dans la durée.
L’art est la meilleure occasion de partager des visions et des points de vue, car c’est dans la variété des regards que se forme le plus bel horizon.
Notre nouvelle entité partage son rôle de mécène avec plusieurs institutions privées telles que Maison Particulière, à Ixelles. Un centre qui organise plusieurs fois par an des expositions de «collectionneurs » sur des thèmes variés et toujours interpellants, ou le Musée Van Buuren, cet écrin de l’art déco et des peintres belges du début du XXe.
Nous avons également choisi de soutenir la Fondation Anton Herbert à Gand. Ce centre privé organise une fois par an une exposition thématique regroupant des oeuvres puisées dans la collection de son fondateur et orchestrée par les plus grands curateurs.
D’autre part, nous avons choisi de nous appuyer sur des institutions belges de premier plan tels que M HKA à Anvers, la Boverie à Liège et BOZAR à Bruxelles, pour élargir nos horizons et bénéficier d’expositions d’envergure mondiale avec des artistes et des oeuvres de premier plan.
Accompagner des projets, initier des expositions sur mesure ou participer à des événements artistiques de premier plan, tel est le rôle d’une banque mécène pour questionner et partager un regard sociétal et culturel avec chacun.
Mais surtout, une institution qui garde son métier comme priorité, et qui ne manque pas de conseiller ses clients dans leur approche patrimoniale liée à leur collection.
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