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La Bourse, meilleur bouclier contre l’inflation

Par Jérôme van der Bruggen - Head of Investments
L’inflation a été surnommée le « fantôme de l’économie » car elle avait disparu des radars depuis plusieurs années. D’ailleurs durant ces dernières années, c’est plus le spectre d’une déflation que d’une hausse de l’inflation qui stressait les investisseurs. Pourtant les dernières statistiques macroéconomiques semblent montrer un retour de l’inflation. Faut-il s’en inquiéter ?
D’abord, il faut bien constater que nous avons récemment assisté à un net rebond de l'inflation aux Etats-Unis et dans la zone euro. L'inflation est désormais nettement plus élevée en raison d'effets de base temporaires. Et il y a aussi des restrictions du côté de l'offre, les fameuses pénuries évoquées par la presse économique ces derniers temps, et dont l’exemple le plus médiatisé a été ce porte-conteneurs bloquant le canal de Suez. Bien entendu, ces pénuries de certains produits – semi-conducteurs par exemple – sont dommageables pour certaines industries, comme le secteur automobile, mais ces pénuries sont momentanées et devraient être résorbées d’ici quelques mois.

Long terme

Autrement dit, l’inflation a des explications à court terme, mais qu’en est-il du plus long terme ? Le graphique ci-joint montre bien qu’à plus long terme, les risques d'inflation sont également plutôt à la hausse.
La courbe montre que nous sommes arrivés à la fin de la période de désinflation. L’inflation risque donc d’être structurelle et non plus conjoncturelle. Par inflation structurellement plus élevée, nous entendons : supérieure aux moyennes enregistrées au cours de la dernière décennie (USA : 1,6 %, zone euro : 1,1 %). Et puis comme toujours, il faut nuancer et distinguer les Etats-Unis (avec une hausse des prix plus prononcée) et la zone euro (inflation moins prononcée). De notre côté, nous ne serions pas surpris si l'inflation aux États-Unis reste supérieure à 2% pendant quelques années

Banques centrales

Mais qui dit inflation plus élevée, dit aussi impact sur la politique monétaire des banques centrales. Après tout, les banques centrales ont pour mission de garder l’inflation sous contrôle et d’intervenir – via une hausse des taux d’intérêt – en cas d’emballement excessif des prix. Mais justement, ce qui précède ne signifie pas que les banques centrales vont maintenant resserrer leur politique monétaire. Elles vont bien entendu être vigilantes mais la hausse des taux n’est pas programmée de sitôt.

Portefeuilles boursiers

Reste à s’interroger de l’impact d’un éventuel retour de l’inflation sur les portefeuilles clients. Avant d’y répondre, il est utile de rappeler que l’existence de l’inflation est la raison d’être des gestionnaires de patrimoines sous toutes leurs formes : qu’il s’agisse de fonds de pension, de réserves d’assurance ou plus largement de patrimoines publics ou de portefeuilles privés.
D’ailleurs, si on réfléchit au mandat donné au gestionnaire de patrimoine sous sa fonction la plus épurée, nous pourrions le formuler de la façon suivante : « préserver le pouvoir d’achat que génère ce patrimoine ». Que signifie cette dernière phrase ? Pratiquement, tout patrimoine est censé générer un revenu ; un revenu qui sert à financer un projet : sa pension (dans le cas d’un fonds de pension), le remboursement d’un sinistre (dans le cas de réserves d’assurance), son train de vie et ses dons (pour un portefeuille privé), une dotation ou une subvention (pour un fonds souverain). Projet de vie qui se réalisera à une échéance plus ou moins courte. Et d’un point de vue financier, quel est le plus grand danger pour ce projet ? Qu’il coûte plus cher que le montant budgété. Quelle en serait la raison ? Là encore : L’inflation !
L’inflation est la raison d’être des gestionnaires de patrimoines sous toutes leurs formes.

Bourse

Tenant compte de ce danger, il est important d’investir son patrimoine dans des actifs dont le revenu augmente avec l’inflation. Et ne nous leurrons pas, l’actif le plus efficace à cet égard reste la Bourse. En effet, la fonction principale d’un investissement dans une société cotée en bourse, c‘est d’obtenir le revenu généré par cette société, c’est-à-dire son dividende. Or, justement, ce dividende a un avantage très précis : il est censé croître bon an, mal an avec l’entreprise qui le génère. Ce n’est évidemment pas le cas des liquidités ou des obligations qui par définition sont des valeurs mobilières à revenu fixe.

Profil de risque

Si la Bourse reste le meilleur moyen de se prémunir contre l’inflation, sa variabilité peut aussi effrayer certains épargnants ou investisseurs. Bien sûr, la caractéristique du capital à risque, c’est qu’il n’est pas garanti avec le risque d’assumer une perte. Mais justement, c’est là où interviennent deux éléments capitaux :
  • Primo, le besoin de définir son « profil de risque »
    Le « profil » permettra de définir un horizon d’investissement, qui lui-même déterminera une capacité à prendre du risque et la proportion du patrimoine à investir en bourse.
  • Secundo, le besoin de diversifier
    La « diversification » consiste à investir le reste de son patrimoine dans d’autres actifs soit moins risqués (mais avec moins de chance de préserver le pouvoir d’achat, comme les obligations) soit décorrélés, c’est à dire qui performeront si les choses se détériorent.
Tout l’encadrement dont bénéficient les personnes qui confient leur patrimoine à un gestionnaire consiste en ces deux éléments : détermination de leur profil de risque et diversification de leurs avoirs financiers.

En conclusion ?

La période de désinflation est sans doute derrière nous et nous allons vers une période avec plus d’inflation. Mais attention : le retour de l’inflation ne signifie pas que nous retournons vers l’inflation des années 70. La meilleure manière d’investir dans un tel contexte est d’investir en bourse mais de le faire de façon encadrée et diversifiée.

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