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Secteur automobile : les alliances
Par Jérôme van der Bruggen - Head of Investments
Les alliances ou les acquisitions ont toujours fait partie du paysage du secteur automobile. La raison est simple : les coûts fixes de l’industrie automobile sont énormes. Raison pour laquelle, il est important de tenter de les amortir sur de plus gros volumes. C’est la manière d’atteindre le plus vite possible la capacité de production du parc industriel. La tentation est grande pour les constructeurs de consolider leur présence avec un acteur existant plutôt que de construire une présence lentement mais sûrement, de façon organique.
Règles à respecter
Dans cette problématique des alliances pour le secteur automobile, il faut respecter le triangle suivant :
  • La loi des rendements marginaux décroissants : dans la recherche de synergies d’achats par exemple, on atteint un seuil : il y a une limite aux réductions que peuvent vous accorder vos fournisseurs. Passé un certain seuil de volume d’achats, les augmenter n’aura plus d’effet sur la profitabilité.
  • Le respect des préférences de consommation locales : les marchés sont très différents. Le modèle ayant eu le plus succès en Europe, c’est la Golf mais aux Etats-Unis, c’est le pick-up. On ne peut pas dire que c’est le même produit. Tenter de faire des voitures qui satisferont les Américains et les Européens risque de diluer votre capacité à satisfaire leurs préférences.
  • La complexité de l’ingénierie de la construction d’une voiture : le moteur est un engin complexe, composé d’une multitude d’éléments, ayant chacun une fonction différente. Plus vous vous étendez sur des sites différents, plus vous ajoutez encore de la complexité à une chaine de production déjà très complexe par nature.
Actualité récente
Maintenant que les contraintes sont plantées pour réussir une alliance, essayons d’illustrer ce propos avec trois exemples :
  • Toyota : c’est l’exemple même de la croissance organique et de la vision à long terme. Les Japonais construisent lentement mais sûrement sans grande acquisition. Ils concentrent leur production localement (les voitures européennes sont construites en Europe et pas importées du japon). C’est une manière de voir les choses, très typique de la mentalité japonaise
  • General Motors : ici, nous sommes dans l’exemple de l’alliance ratée. La direction de GM a gardé Opel pendant presque 90 ans mais n’en a jamais fait un actif suffisamment profitable. En 2017, les Américains de GM ont jeté l’éponge et revendu à Peugeot pour se concentrer sur leurs marchés phares. Depuis leurs marges se redressent.
  • Peugeot est en revanche l’exemple de l’alliance réussie. Acteur surtout européen, ils ont réussi à intégrer Opel. Il faut dire que CEO de Peugeot Carlos Tavares est un bon intégrateur et que son expérience a joué en faveur de cette alliance.
Conclusion
  • Primo, les alliances ont toujours fait partie du paysage du secteur automobile. Mais les réussir n’est pas simple.
  • Secundo, la prochaine page de l’histoire doit être encore écrite car la fusion avec Fiat est un véritable enjeu. Mais elle a de bonnes chances de réussir car c’est une affaire essentiellement européenne.
Tenter de faire des voitures qui satisferont les Américains et les Européens risque de diluer votre capacité à satisfaire leurs préférences.
Jérôme van der Bruggen
Retrouvez les autresépisodesde cette série consacrée aux enjeux du secteur automobile :
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