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Monthly Market News Janvier 2021 – Tendances sur les marchés

Par Johan Gallopyn - Investment Desk Analyst
Les marchés d’actions ont connu un bon départ en janvier, mais ils se sont essoufflés à mesure que le mois avançait. Les performances sectorielles ont également évolué au fil du mois.

Marchés d’actions : perte des gains boursiers engrangés en début de mois

Les marchés d’actions ont démarré l’année sur les chapeaux de roue. Les investisseurs se sont focalisés sur la possibilité de nouvelles mesures de soutien budgétaire aux États-Unis après la victoire des démocrates au Sénat. Pendant ce temps, l’arrivée des vaccins a alimenté les espoirs d’une réouverture des économies. Durant les deux premières semaines du mois, ce sont les actions européennes et les marchés émergents qui ont profité de ce « scénario de normalisation ». Les secteurs cycliques, principaux bénéficiaires d’un tel scénario, ont gagné du terrain.
Au cours de la seconde quinzaine, les bourses européennes ont été freinées par des chiffres économiques moins favorables, la réinstauration de mesures de confinement plus strictes et le début hésitant des campagnes de vaccination. Les indices boursiers américains - du Nasdaq au vaste indice Russel 3000 - ont en revanche atteint de nouveaux records. Les actions de croissance ont repris le dessus sur les entreprises cycliques face au léger regain des incertitudes économiques à court terme et à l'arrêt de la tendance haussière des taux aux États-Unis.
Les bénéfices engrangés en début de mois ont fondu au cours de la dernière semaine, sauf sur les marchés émergents. Le marché a connu un regain de nervosité, après que des investisseurs se sont associés par le biais des réseaux sociaux pour déclencher un « short squeeze » contre certains hedge funds qui avaient vendu certaines actions à découvert. Outre une explosion des cours des actions concernées, cela a aussi poussé ces hedge funds à réduire leurs positions dans d'autres actions pour répondre aux appels de marge. Cela pourrait avoir exercé une pression à la baisse sur le marché en général.
Environ un tiers des sociétés du S&P 500 ont déjà publié leurs résultats du quatrième trimestre à la fin du mois. Bien que globalement meilleurs que prévu, ces bénéfices n’ont, de manière générale, pas eu d’impact positif sur les cours. Cela est peut-être le signe que beaucoup de bonnes nouvelles sont déjà intégrées.

Marchés obligataires : taux temporairement plus élevés

Le taux américain à 10 ans est passé au-dessus de la barre de 1,1 % pour la première fois depuis mars dernier durant la première moitié du mois. La hausse de près de 25 points de base peut être attribuée à la probabilité plus grande de voir de nouveaux programmes de soutien budgétaire approuvés par le Congrès cette année ainsi qu’à des commentaires de certains membres de la Fed. L’enthousiasme est retombé au cours de la seconde quinzaine, mais le taux à 10 ans a tout de même pu se maintenir au-dessus de 1 %. Le taux à 10 ans allemand s’est quant à lui stabilisé autour de -0,55 %.
L'instabilité politique est à nouveau de retour en Italie. Le gouvernement Conte est tombé suite au départ du partenaire de coalition Italia Viva, en raison d'un différend sur l'affectation des fonds que le pays reçoit du plan de relance européen. Reste maintenant à voir s'il sera possible de mettre en place une autre majorité sans devoir passer par de nouvelles élections. Le différentiel de taux entre les obligations d’État italiennes et allemandes à 10 ans a augmenté ces dernières semaines d’une vingtaine de points de base, mais s’est ensuite légèrement contracté en fin de mois.
Les spreads des obligations d’entreprises sont quant à eux restés très stables en janvier, tant dans le segment « investment grade » que dans le segment « high yield ». Ils se trouvent aujourd’hui à leurs niveaux « pré-coronavirus » de février 2020.

Banques centrales : statu quo

Les banques centrales des grands pays ont tenu leur réunion le mois dernier, mais aucune n’a annoncé ni même évoqué la possibilité d’une modification de leur politique monétaire.
Au début de cette année, certains membres de la Réserve fédérale semblaient suggérer que la banque centrale allait commencer à réduire ses achats d'actifs plus rapidement que prévu. Le président de la Fed, Jerome Powell, a néanmoins répété que cela n’était pas encore à l’ordre du jour et que la banque centrale avertirait les marchés largement à l’avance le cas échéant. La Fed devra rester extrêmement prudente dans sa communication pour ne pas répéter le scénario de 2013 (« taper tantrum »).

Devises : fluctuations limitées

Le dollar s’est légèrement apprécié en janvier, après une période de faiblesse ces derniers mois. Le fait que les démocrates aient (de justesse) obtenu la majorité au Sénat a quelque peu renforcé la probabilité d’un plan de relance plus ambitieux.
La devise chinoise poursuit sa progression face au dollar. Le mois dernier, le renminbi a encore gagné 1,5 %, portant ainsi son gain depuis le point bas de fin mai dernier à plus de 10 %. La devise est soutenue par des chiffres économiques solides et la possibilité d’un resserrement de la politique monétaire plus tard dans l'année. La banque centrale compte en effet déplacer sa priorité du soutien de l’économie à la maîtrise des risques financiers. En décembre, le pays a affiché un excédent de sa balance commerciale le plus élevé jamais enregistré.
Les devises des marchés émergents ont connu un mois mitigé. Le real brésilien et le rand sud-africain ont particulièrement souffert de l’aggravation de la pandémie et des inquiétudes autour de l'impact de la crise sanitaire sur la situation financière des deux pays.

Matières premières : la surprise de l'Arabie saoudite pousse le prix du pétrole à la hausse

Au début du mois dernier, le cours du Brent a nettement rebondi et est passé au-dessus de 55 dollars le baril suite à la décision unilatérale de l'Arabie saoudite de produire 1 million de barils par jour en moins en février et mars. Le pays est ainsi parvenu à convaincre les autres pays de l’OPEP+ de ne pas augmenter leur production. Face au nouveau durcissement des mesures prises pour lutter contre le coronavirus dans de nombreux pays, une offre plus élevée aurait rendu le cours vulnérable.
Début janvier, le prix de l’or a légèrement augmenté pour atteindre 1 950 dollars l’once après une dernière poussée de tensions politiques aux États-Unis. Le métal jaune n’a cependant pas pu conserver ses gains et a finalement clôturé le mois en léger recul.
Les métaux industriels sont restés stables en janvier, à l’exception du nickel dont le cours a grimpé d’environ 7 %. Le nickel avait déjà connu une hausse spectaculaire l’année dernière, dopé par la perspective d’une augmentation structurelle de la demande liée aux batteries pour les véhicules électriques.
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