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Monthly Market News avril 2021 – Tendances sur les marchés

Par Johan Gallopyn - Investment Desk Analyst
Les marchés d’actions ont de nouveau progressé en avril. Les investisseurs sont devenus un peu plus prudents en fin de mois, dans l’attente de nouveaux catalyseurs pour les cours. Sur les marchés obligataires, le rendement des obligations américaines à 10 ans a quelque peu baissé.

Marchés d’actions : nouveaux records

Les marchés d’actions ont encore gagné du terrain en avril. Les bourses américaines et européennes ont battu de nouveaux records. Les cours ont surtout grimpé durant la première moitié du mois et se sont ensuite quelque peu essoufflés. Les marchés boursiers ont de nouveau été portés par les mêmes facteurs (optimisme concernant la réouverture de l’économie, soutiens budgétaire et monétaire), mais beaucoup de bonnes nouvelles étaient déjà intégrées dans les cours et les investisseurs attendent désormais de nouveaux catalyseurs. Les actions américaines ont poursuivi leur progression, dopées par les signes de reprise qui commencent aussi à s’observer progressivement dans les secteurs les plus touchés de l'économie. Les cours ont par ailleurs aussi profité du bon démarrage de la saison de publication des résultats des entreprises pour le premier trimestre. En outre, les plans d'investissement proposés par le gouvernement américain alimentent également les espoirs d’une accélération de la reprise économique. Mais ces plans d'investissement présentent tout de même un inconvénient : pour les financer, les impôts sur les sociétés et les ménages à plus haut revenu seront relevés.
De nouveaux records ont également été enregistrés en Europe, même si le continent fait encore face à une vague de contaminations. L'accélération de la campagne de vaccination alimente l'espoir de la réouverture prochaine de l'économie. Le marché boursier chinois (CSI300) et, plus largement, les marchés émergents fluctuent au sein d’une fourchette horizontale depuis début mars, après la correction qu'ils avaient subie en février. La bourse japonaise ne parvient pas non plus à suivre le rythme des marchés américains et européens depuis plusieurs semaines.
Les actions de croissance ont fait mieux que les actions « value » en avril. Cet écart de performance a surtout été observé au cours de la première quinzaine du mois, dans la lignée de la baisse des rendements obligataires (américains). Sur le plan sectoriel, les financières et les matériaux de base se sont bien comportés, tandis que l’énergie est restée à la traîne.

Marchés obligataires : recul des rendements américains

Le rendement des obligations américaines à 10 ans a connu une évolution surprenante en avril. Celui-ci est brièvement retombé à 1,53 % durant la première quinzaine, alors qu’il se situait encore à 1,75 % en début de mois. Les derniers chiffres économiques étaient pourtant solides et les autorités américaines émettent actuellement de nouvelles obligations à un rythme soutenu afin de financer le déficit budgétaire. La demande d'obligations d’État a cependant été particulièrement forte. Les attentes du marché concernant les hausses de taux de la Fed ont toutefois légèrement baissé ces dernières semaines (reportées à plus tard) et les anticipations d’inflation implicites se sont stabilisées aux États-Unis. Le taux allemand à 10 ans n’a pas baissé comme son équivalent américain, mais a au contraire augmenté de quelques points de base.
Les spreads des obligations d’entreprises se sont encore légèrement contractés en avril. Ils sont retombés juste en dessous de leurs niveaux « pré-Covid », tant dans le segment « investment grade » que dans le segment « high yield »

Banques centrales : confirmation de la position

La Fed s'est montrée plus optimiste vis-à-vis des perspectives économiques lors de la réunion du FOMC fin avril, reconnaissant que l'inflation avait augmenté « en grande partie » à cause de facteurs provisoires. Mais la banque centrale américaine n'a donné aucune indication sur la réduction à venir de ses achats d'actifs, ni sur ses perspectives en termes de hausse de taux.
La réunion de la Banque centrale européenne n'a pas dévoilé de surprise non plus. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, n'a donné aucune information à propos des éventuelles mesures à venir. Elle a répété que les soutiens monétaire et budgétaire devaient être maintenus jusqu’à ce que la reprise économique ait atteint un stade avancé. Elle a en effet décrit la zone euro comme une économie qui reposait sur deux béquilles qui ne pouvaient pas être retirées.

Devises : un euro plus fort

Le dollar américain s’est déprécié par rapport à la plupart des devises en avril et a ainsi complètement effacé ses gains du mois de mars. Face à l'euro, le niveau de 1,2 a de nouveau été franchi. L’évolution des taux aux États-Unis par rapport à la zone euro a pesé sur le cours du dollar. L’accélération de la campagne de vaccination en Europe et la hausse de l’indicateur de sentiment économique de la zone euro a bénéficié à la devise commune.
Les devises des marchés émergents ont relativement bien performé face à un dollar plus faible. À l'exception de la livre turque qui, après son effondrement en mars, a continué de se replier pour atteindre un plus bas historique. La roupie indienne a quant à elle souffert de l’explosion des cas de Covid dans le pays.

Matières premières : les métaux industriels reprennent leur tendance à la hausse

La consolidation des métaux industriels du mois de mars a été de courte durée et les cours sont repartis à la hausse en avril. Le cours du cuivre a bondi de plus de 10 % le mois dernier et se rapproche de son plafond historique de 10 000 dollars la tonne. Cette flambée est très probablement en partie due à la spéculation. Mais la demande mondiale de cuivre est tout de même en forte hausse vu le rôle crucial que joue ce métal dans les énergies durables telles que les batteries pour les véhicules électriques et dans le stockage et le transport des énergies renouvelables. Une voiture électrique contient ainsi plus de 80 kg de cuivre, contre environ 20 kg dans un modèle classique.
Après une période de faiblesse en mars, le baril de Brent s’est redressé en avril. Au début du mois, l’OPEP+ a annoncé une augmentation de la production de 350 000 barils par jour à partir de mai. Les réductions de production seront également revues à la baisse en juin et juillet. Tant l’OPEP que l’Agence internationale de l’énergie ont (légèrement) augmenté leurs prévisions concernant la demande en 2021. L'Arabie saoudite reste toutefois particulièrement prudente. L'Inde et le Japon sont respectivement les troisième et quatrième plus grands importateurs de pétrole de la planète et les deux pays sont actuellement confrontés à une flambée des cas de Covid. Les négociations entre les États-Unis et l’Iran en vue du rétablissement de l’accord nucléaire sont également attendues. Cela pourrait conduire à la levée des sanctions contre le pays. Par ailleurs, la dépréciation du dollar a également soutenu le cours du pétrole.
Le cours de l'or a légèrement rebondi le mois dernier, soutenu par la baisse des taux aux États-Unis et la dépréciation du dollar.
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