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Monthly Market News février 2020 - Les tendances du marché
Par Johan Gallopyn - Investment Desk Analyst
D’un excès à l’autre ? Après avoir fait preuve d’un optimisme débordant, les marchés auraient-ils réagi de façon excessive ? La propagation du coronavirus hors de la Chine a secoué les marchés des actions, des obligations, des devises et des matières premières en février. Notre expert Johan Gallopyn analyse les principales tendances d’un mois pour le moins agité.
Marchés d'actions : d’un risque chinois à un risque mondial
Tant que le coronavirus semblait, en grande partie, confiné à la Chine, les marchés d’actions des autres régions – après une première réaction de peur en janvier – ont poursuivi leur marche en avant en février. Le 19 février, le S&P500 et le Stoxx600 ont encore une fois battu de nouveaux records historiques. Mais au cours de la dernière semaine du mois, le nombre de cas hors de Chine a augmenté, y compris en Europe, avec l’apparition du virus dans le nord de l'Italie. Les investisseurs ont alors commencé à craindre des mesures de confinement similaires à celles prises en Chine (villes mises en quarantaine, fermeture d’entreprises, annulation d’activités, etc.) et leurs possibles répercussions sur l’industrie et la consommation. À la fin du mois, les marchés d'actions mondiaux ont connu leur pire semaine depuis la crise financière, avec des baisses de plus de 10 %. Aucun secteur n’a été épargné, preuve que l’inquiétude était généralisée chez les investisseurs. Les plus fortes baisses ont été enregistrées par les secteurs du tourisme et des loisirs, les firmes énergétiques et les valeurs cycliques. Sur le plan géographique, les actions émergentes asiatiques ont mieux résisté dans la période récente après avoir perdu plus de terrain en janvier. La bourse japonaise a néanmoins perdu plus de terrain que les autres marchés asiatiques. Après un quatrième trimestre 2019 négatif dû à l’augmentation du taux de TVA en octobre, l’économie nippone risque de tomber en récession (deux trimestres consécutifs de croissance économique négative) en raison de l’émergence du coronavirus. Les mesures de confinement mises en place fin février risquent d’aggraver encore la situation économique.
Marchés obligataires : nouveau recul des rendements
Les obligations ont été les grandes gagnantes durant cette période de turbulences sur les marchés financiers. Les rendements obligataires ont fortement diminué, bénéficiant du repli des investisseurs vers des « placements plus sûrs » et des attentes de nouvelles mesures monétaires des banques centrales. Le taux américain à 10 ans a atteint un nouveau plancher historique en dessous de 1,2 % et le taux à 30 ans est, pour la première fois, tombé largement sous la barre des 2 %, après avoir déjà frôlé ce niveau en septembre. Le taux allemand n’a pas encore égalé son plus bas précédent, mais est tout de même passé en dessous de -0,6 %. L’aversion au risque des investisseurs est également palpable dans les marchés de moins bonne qualité. Les spreads des pays du sud de l’Europe se sont ainsi considérablement écartés, avec, par exemple, une hausse de 40 points de base pour l'Italie (taux à 10 ans). Les spreads des obligations d’entreprises ont également augmenté. Ce sont les obligations à haut rendement qui ont souffert le plus dans cette période de turbulences, mais leurs spreads restent néanmoins largement inférieurs aux plafonds de 2019.  
Banques centrales : nouvel assouplissement en vue ?
La banque centrale chinoise a abaissé son taux directeur afin d’essayer de limiter les répercussions du coronavirus sur l’économie. Le taux d'emprunt des banques devrait donc également baisser. Et d'autres réductions de taux pourraient suivre. D’autres banques centrales ont pour le moment adopté une position attentiste. La Réserve fédérale a ainsi répété qu'il était encore trop tôt pour évaluer les conséquences économiques aux États-Unis et que la situation actuelle ne justifiait pas encore une adaptation de la politique monétaire. Les marchés anticipent néanmoins déjà un assouplissement, peut-être dès le mois de mars. Les « Fed futures » évaluent à 100 % la probabilité d’au moins une baisse de taux d’ici avril. La Banque centrale européenne a, pour sa part, expliqué que les risques économiques liés au coronavirus rendaient des mesures de relance budgétaire encore plus nécessaires.
Devises : monnaies « sûres » en hausse
Le dollar américain s’est raffermi le mois dernier à 1,08 par rapport à l’euro, son niveau le plus élevé en près de trois ans. La dynamique des « valeurs refuges » a également joué un rôle ici, en plus de la bonne santé de l’économie américaine. Durant les derniers jours du mois, une grande partie de l’appréciation du dollar a toutefois été effacée, le marché ayant revu fortement à la hausse ses anticipations d’une baisse de taux de la Fed. Le dollar australien s’est très légèrement déprécié par rapport à l’euro en février (-2 %). Mais par rapport au dollar américain, la devise australienne est tombée à son niveau le plus bas depuis plus de 10 ans. L'économie australienne est en effet fortement exposée aux matières premières et à l’économie chinoise. Le taux directeur du pays, qui est déjà bas (0,75 %), pourrait encore être revu à la baisse. La devise chinoise est repassée sous le niveau des 7 yuans pour 1 dollar.
Matières premières : le pétrole renoue avec son niveau de fin 2018
Le cours du pétrole a de nouveau baissé en février, pour atteindre un niveau comparable à son plus bas de fin 2018. Pour la première fois depuis la crise financière de 2009, l’Agence Internationale de l’Energie s’attend à ce que la demande de pétrole ne progresse pas en 2020. Une estimation qui s’avérera probablement trop optimiste en cas de propagation mondiale du coronavirus. L'OPEP+ se réunira les 5 et 6 mars pour décider d'éventuelles restrictions supplémentaires de la production. La Russie est le pays le moins disposé à étendre les coupes de production. Après la baisse enregistrée en janvier, qui était déjà une réaction à l’apparition de l’épidémie en Chine, les prix des matières premières ont encore reculé, en particulier durant la seconde quinzaine du mois. Dopé par l’accroissement de la demande pour les placements « refuges », le cours de l’or a grimpé au-dessus des 1.600 dollars l’once, soit son plus haut niveau sur les sept dernières années.

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